A propos

Ana Wier: Ciel de Paris

Each moment, no matter how fleeting or mundane, is a unique story unto itself. Tales of refulgent light and stygian darkness, love and loss, passing places, people, and events set the foundation of my work.
The art of making monotypes appeals to me for the all or nothing results procured by the press, and the fact that I must be willing to accept the unknown and adapt my vision accordingly. This technique is closer to painting than other forms of printmaking in the sense that monotypes cannot be reproduced or modified. Unlike etchings or woodcuts, there are no incisions; ink is placed on top of the matrix, in my case a thick plexi-glass plate. I generally use a reductive monotype technique. First, I roll an ample, yet even amount of etching ink onto the plate. Then, with the help of rags, q-tips, cotton pads, and both ends of several paint brushes, I wipe away ink until the visual narrative I want to tell emerges.
Recently, I began working with “ghost prints”, a second print procured from the remnants of ink left on the original plate that really do resemble apparitions of the originals. From there, I rework the ghost, in order to offer a different perspective on the story.  The second rendering, begat by a “ghost”, often expresses a softer yet equally vibrant interpretation of the original story.
With experience comes the knowledge that no story is ever purely black and white, but a diaphanous array of grays and hints of color that has yet to be named.

Ana Wier: Ciel de Paris

Chaque instant, même éphémère et banal, est une histoire unique. Les lieux, les gens et les évènements qui passent, la splendeur des lumières et la fulgurance des ténèbres sont autant de sources d’inspiration.
Le processus des monotypes m’attire en ce que le résultat fourni par la presse m’oblige à accepter l’inconnu et à adapter en conséquence ma propre vision. Cette technique est plus proche de la peinture que d’autres formes de gravure dans le sens où les monotypes ne peuvent être reproduits ou modifiés. Il n’y a pas d’incisions; l’encre est placée sur le dessus de la plaque. J’emploie une technique réductrice. Je roule d’abord une fine couche d’encre sur la plaque. Puis, avec l’aide de chiffons, Q-Tips, disques de coton ainsi que les deux extrémités de plusieurs pinceaux, j’essuie l’encre jusqu’à ce que l’histoire que je voulais raconter émerge.
Récemment, j’ai commencé à travailler avec l’ « impression fantôme » de la gravure, un second tirage procuré à partir de l’encre restant sur ​​la plaque et qui ressemble à une apparition de l’original. Je retravaille alors le fantôme afin d’offrir une perspective différente de l’histoire. Le deuxième rendu, engendré par le fantôme, exprime souvent une interprétation plus souple mais tout aussi dynamique que l’histoire originale.
Avec l’expérience, il s’avère qu’aucune histoire n’est jamais purement noire et blanche, mais un ensemble diaphane de gris et de notes de couleur qui demeure encore sans nom.